Mouvements de masses au Cameroun

 
Pour la première fois, du 25 au 28 février 2008, le Cameroun a été sérieusement 
secoué par des événements qui, jusque-là étaient inimaginables dans notre 
joli havre de paix. Paix réelle ou fureur longtemps étouffée?
En tout cas, ça a fini par éclater, et pour nous qui vivons à Douala, 
la situation était très difficile. Nous pouvons imaginer qu'il en était de même pour les 
autres villes dans lesquelles les troubles ont suivi.
Des centaines de jeunes dans un élan toujours croissant, profitant de la grève des 
taximans contre l'augmentation du prix du carburant, ont dit leur ras-le-bol face à la 
vie chère et à la précarité de leurs perspectives d'avenir.
Je ne voudrais pas relater tout ce qui s'est passé, les médias ayant et continuant à 
donner suffisamment d'informations y relatives. Je vais juste faire part de quelques 
réflexions que cette situation a suscitées en moi.
 
  • Maintenant que les jeunes ont compris qu'ils pouvaient faire comme les autres, il faudra s'attendre à ce que cela continue.
  • Le gouvernement a été trop lent à réagir, quelles que soient les raisons, ce n'était pas bien.
  • Le Président, lors de son discours mençant, n'a même pas eu une parole chaude pour les familles endeuillées injustement ou non. C'est déplorable, et cela ne se justifie pas. A croire qu'il n'y a que les luttes politiques qui l'intéressent.
  • La Chaîne de Télé STV a fait preuve de professionalisme en nous permettant d'avoir des infos dès le début, les autres chaînes n'ont fait que suivre le jour suivant. STV est à encourager. Que le Seigneur les bénisse.
  • Que les jeunes aient été poussés dans la rue ou non, le cri qu'ils ont lancé est bien celui de tous les Camerounais. Que le Gouvernement ne cherche même pas à voiler ces revendications en nous embarquant dans une chasse aux apprentis sorciers dans laquelle seuls les hommes politiques trouvent un intérêt. Qu'il essaie plutôt de s'occuper des problèmes soulevés, la chasse pouvant être menée dans le secret comme tous les gouvernements du monde savent le faire.

 

Pour finir je dirais que le Seigneur nous a aidé. Nous avons intérêt à tout mettre en oeuvre pour ne pas retomber dans de tels troubles, car l'exemple de certains pays encore en guerre aujourd'hui est là pour nous édifier.

 

Pendant ces durs moments, je ne me sentais pas bien, et en plus je manquais d'argent. La présence et la solidarité de frères en Christ et amis m'ont été d'un très grand secours.

 

Béni soit le Seigneur!



13-03-2008 | 484 vues

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